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Du bonheur à l’état pur, brut, natif, volcanique,quel pied !
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Invité
Gloria Macy Weenie


MessagePosté le: Mer 30 Jan - 01:03 (2013)    Sujet du message: Du bonheur à l’état pur, brut, natif, volcanique,quel pied ! Répondre en citant






- Dans le noir, dans la cour arrière du bar ou j'avais commencé a bosser il y a quelques semaines, Je sentais mes veines crépités de plaisir sous la dose qui venait engourdir mes poumons de plaisir intense. J'avais jamais vraiment arrêter, en réalité, c'était plutôt le contraire. Depuis que j'habitais L.A, la première chose que j'avais trouvé c'était un Dealer pour me fournir. Le manque, la sollitude et l'incompréhension avaient fait partie de mon être depuis ce jour la. Aspirant de longues bouffés pour venir tanné mes poumons noircies, j'avais fini mon service depuis presque une heure, mais je ne voyais pas de raison de bouger. Continuant de fumer ma roulée surdosée, j'avais entendu parler d'un Dealer, qui semblait des plus doués. Bonne came, qualité, prix et discrétion.
Celui qui me servait jusque là, ce foutu con s'était fait prendre et était a présent en taule depuis quelques mois. J'avais trouvé de quoi me shooter c'était pas bien difficile dans les ruelles de cette ville, mais la qualité, c'était ça, qui me manquait vraiment.
J'me relevais, titubant dangereusement. Mon vice ? la drogue, seulement ? l'alcool. Plus j'étais shooté, mieux j'allais. Je savais que l'adresse qu'on m'avait donné n'était pas très loin. Me tenant parfois au mur pour mettre un pied devant l'autre, Les passants me dévisageaient, mais franchement, qu'est ce que j'en avais a foutre, leur vie rangée, leur gosse, leur boulot, leur degaine, rien ne me faisait envie, si ce n'est celle de gerber mes tripes en les observant.

J'arrivais au bout de plus de temps qu'il ne m'aurait fallu devant l'immeuble de celui dont on m'avait parler. On m'avait pas vraiment donner de nom, il aimait se faire discret et sa tombait bien j'aimais pas donner de nom de toute façon. J'appuyais l'ascenseur, fallait qu'il se grouille, je commençais déjà a sentir mes mains tremblés sous le manque, peu importe ce qu'il avait, je prenais de tout. J'adorais la coke, elle me faisait monter plus encore que l'exta ou l'héro, et j'plannais souvent des heures. Mais bordel qu'est ce que c'était chère. Arrivant devant la porte dont le numéro indiquait celui du message, je me tenais contre le mur, raclant le fond de ma gorge avant de frapper à la porte. Espérant qu'il serait là. -



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MessagePosté le: Mer 30 Jan - 01:03 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Invité
Jimmy Dirnt


MessagePosté le: Mer 30 Jan - 01:49 (2013)    Sujet du message: Du bonheur à l’état pur, brut, natif, volcanique,quel pied ! Répondre en citant



« Si je touche la flamme d'une bougie je ne me fais pas mal. On me même me poignarder ça m'est égal. Oui mais savoir que son coeur bat, que je suis mort et pas elle, ne m'empêche pas de souffrir. Ne dites pas que je délire, car je sens poindre en moi des larmes nouvelles. »

Je crois que je n'ai jamais vraiment réfléchis à la façon dont j'avais finis dans la drogue, imbibé par ce produit incroyable qui rendait mes jours plus beaux, finis puisque j'étais parfaitement conscient du fait qu'il m'était incapable d'en sortir. Mais après tout, qu'en avais-je à faire ? Tant qu'un rail trainait sous ma paume brûlante de fièvre, tant qu'un stick traînait sur ma table basse, rien d'autre ne comptait. Je gagnais ma vie grâce à ça, et je savais pertinemment que ça ne plaisait pas à la société. Je crois que c'est cela, qui m'encourageait à avancer. Je pense que d'une certaine façon, il fallait que j'aille à contre-sens du courant. Que je me fasse remarquer, qu'on sache qu'il ne fallait pas venir me chercher de noises.

Mes doigts pianotaient tout contre la surface polie du meuble face à moi alors que je faisais quelques vas-et-viens avec l'objet que je tenais en main. Une fourchette je crois, qui venait inlassablement piquer et repiquer dans ce que j'avais pu me faire à manger. Du riz, blanc et déjà presque froid. Mes yeux quant à eux semblaient absorbés par cette minuscule télévision trônait fièrement au centre de la pièce à l'intérieur de laquelle passait quelques épisodes d'un dessin animé. C'était comme ça, ouais, j'étais assez gamin au fond de moi. Mais après tout ne valait-il pas mieux regarder Titi et Grominet, un diamant d'innocence, que s'informer sur la politique merdique ou le cycle de reproduction des bigorneaux ? J'entamais une autre bouchée de mon plat, Vicious, hors de son terrarium, également sur la table, était là, à me regarder fixement, presque jaloux de me voir gober tant de nourriture alors qu'il n'avait pu becter qu'une petite souris le matin même. Et c'est à cet instant qu'un toquement résonnait, aussi bien dans la petite pièce que dans mon esprit tourmenté. Était-ce le fruit de mon imagination ou un véritable bruissement qui venait de la porte d'entrée ? J'occultais ce que je pouvais, les pochons, la poudre blanche, les quelques culs de joint du cendrier et une ou deux seringues et pailles qui jonchaient le sol avant de prendre appuie sur un meuble et de me diriger vers la porte. J'étais méfiant, n'importe quel flic pouvait se pointer pour faire un état des lieux, et fallait dire que c'était vraiment pas le moment, tous mes produits venaient d'arriver et ils se trouvaient tous ici, ou dans mon estomac, mes narines, mes poumons. Ma main chancelante et chaude glissait lentement sur la poignée que j'abaissais vers le bas, et avant d'ouvrir, je gueulais au travers.

▬ Ouais, c'est qui ?!

Je n'attendais personne, alors autant savoir qui se pointait chez moi.


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Invité
Gloria Macy Weenie


MessagePosté le: Mer 30 Jan - 02:04 (2013)    Sujet du message: Du bonheur à l’état pur, brut, natif, volcanique,quel pied ! Répondre en citant

-Plus le temps passait, et plus je le trouvais long. Frappant de nouveau plus fortement... tambourinant clairement a cette foutu porte, les jointures de mes mains blanchie par les coups s'opposaient parfaitement au bout noir présent sous chacun de mes ongles, le vernis ronger par endroit, dont l'agréable fumet évoquait quelques restes de coke.

Je n'aimais pas attendre, c'était un fait, j'étais impatiente et impulsive, ainsi même avant qu'il n'est pu parler je frappais de nouveau. Bordel, qu'est que qu'il foutait ? Qu'il ai pas canné avant d'en avoir profiter... Je relevais la tête devant la voix rauque et brisé qui venait de traverser la porte dans une grognement sourd et presque sale. C'était ça, l'un des meilleurs ? Je donnais peu chère de la gueule des autres. Il n'avait toujours pas ouvert cette foutu porte et sa commençait vraiment a me saouler. M'adossant contre la rambarde légère qui l'entourait je répondais avec le même ton dédaignant, et impatient.-

Si je réponds ces connards de flics t'ouvriras ?

- Un rire s'échappait de mes rires, pas vraiment un rire joyeux, encore moins un rire naturel, en réalité, c'était juste un rire nerveux, je détestais attendre et j'avais besoin de fumer, bouffer, piquer bref n'importe quoi qui soulage cette faim en moi. Je reprenais la parole, laissant un soupir bruyant traverser mes lèvres.-

- Une nouvelle cliente ducon, ouvre cette porte ou j'me fourni ailleurs.





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Invité
Jimmy Dirnt


MessagePosté le: Mer 30 Jan - 02:23 (2013)    Sujet du message: Du bonheur à l’état pur, brut, natif, volcanique,quel pied ! Répondre en citant



C'est qu'il était pressé, le con, et qu'en plus de tambouriner comme un fou contre ma porte, il me brisait salement les tympans. Mes poings se serraient, tandis que mes yeux roulaient jusqu'au plafond avant de revenir à leur emplacement. Je m'étais peut-être trop avancé en pensant que c'était un homme. Non, cette voix était aiguë, tonnante mais agréable à la fois. Ce n'était pas un mec, ah ça non, mais bien une femelle pourvue d'une poitrine et dépourvue d’engin. J'étais un peu surpris d'ailleurs, il était rare de voir des femmes se pointer chez moi, j'avais pour habitude de ne recevoir que des hommes, ou presque, ceux-ci vendant à leurs amies de type féminin. Mes sourcils se arquaient doucement, alors que cette fois ma fois mes mots teinté d'un timbre raillé et loin d'être doux ne s’éleva pas aussi fort. Pire même; je marmonnais presque.

▬ Vas-y gueules plus fort, c'est pas comme si j'avais des voisins.

Un cliquetis se faisait entendre et peu à peu; la porte s'ouvrait. L'accès entre-baillée, je jaugeais la nouvelle venue d'un œil incertain, loin d'être clair. Mes pupilles étaient dilatées, couvrant la presque totalité de mon iris bleuâtre alors que ma vue était obstrué par un voile flou et obscure. Elle était blonde, pas excessivement grande, et avait l'air impatiente. Je ne la reconnaissais pas et bien que sa tête me dise quelque chose, j'avais un peu de mal à dessiner les contours fins de son visage, il fallait dire que j'étais particulièrement défoncé et même si cela signifiait que je me sentais dans mon état normal, j'avais un peu de mal à voir. Mes paupières sombres se plissaient et j'augmentais la pression sur l'entrée de bois en me dégageant du seuil pour la laisser passer, tout en faisant un petit signe de tête sec qui visait à lui indiquer qu'elle pouvait entrer.

▬ Grouilles-toi.
- Avais-je lancé d'une voix neutre, sans la moindre expression, tournant légèrement la tête vers Vicious qui sifflait, rampant jusqu'à son terrarium puisque tout comme moi, le reptile n’appréciait pas les inconnus.


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Gloria Macy Weenie


MessagePosté le: Mer 30 Jan - 02:37 (2013)    Sujet du message: Du bonheur à l’état pur, brut, natif, volcanique,quel pied ! Répondre en citant



- J'en ai rien a foutre.

- Je n'attendais pas qu'il me le dise, presque au moment ou le cliquetis de sa serrure et de son crochet se faisait entendre, je poussais sur la porte pour passer, ne me gênant pas même pour le bousculer. De toute façon, défoncée comme je l'étais, j'aurais bien pu être face a dieu, que j'en aurais rien eu a faire.Enfin, si je devais penser qu'il existe, mais ça, c'était trop compliqué d'y penser pour le moment. Sortant une clope de mon paquet, je l'enfournais en bouche et l'allumait, me laissant tomber dans le fauteuil écharpé par endroit, les bras sur les accoudoirs tandis que mon regard se posait sur lui. -

- C'est ça, le dealer.

- Un rire des plus moqueur s'échappait de mes lèvres, tandis que mes yeux d'un bleu profond détaillait la silhouette de celui que j' avais autrefois connu et que je ne semblait pas reconnaître. Mais aurais je pu reconnaitre qui que se soit ? Mes paupières demi close, j'attendais qu'une unique chose, qu'il me fournisse ce pour quoi j'étais venu. Tirant une longue latte sur sa cigarette avant de relâcher, j'observais l'homme qui ne paraissait finalement pas plus nette que moi. Rare état d'un dealer ? Non, pas vraiment. -

- Qu'est ce que t'as ? Et a combien ?

- Je ne savais pas pourquoi, même les yeux loin d'être en face de leur trou, il me disait quelque chose, probablement un de ces connards de clients qui avaient dû passer au bar, boire un verre et se tirer, sans laisser de pourboire.. J'haussais les épaules alors que ma tête se penchait, attendant qu'il se décide enfin a me répondre. Voyant qu'il semblait prendre son temps, j'observais la pièce, posant mon regard sur le seul objet qui me paraissait encore propre. Un terrarium, j'avais horreur de ces saloperies. Un serpent, quel connerie, sa bouffait les rats, et moi j'aimais les rats. -


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Jimmy Dirnt


MessagePosté le: Mer 30 Jan - 03:01 (2013)    Sujet du message: Du bonheur à l’état pur, brut, natif, volcanique,quel pied ! Répondre en citant



« I made a point to burn all of the photographs. »

Je claquais la porte derrière moi. Putain, pour qui elle se prenait celle-là ? J'étais un dealer, ouais, mais pas un serviteur. Moi aussi j'avais des priorités, et celle de lui vendre deux trop grammes n'en était pas une à mes yeux. J'avançais en me traînant presque ; mon corps me semblait lourd et j'avais un peu de mal à tenir en équilibre sur mes deux jambes, maigres et tremblante. Ma main passait au dessus du terrarium, dans un petit placard grisâtre et sale qui contenait une boîte minuscule. J'étais dos à elle, et je l'écoutais se foutre de ma gueule alors que sa lourde oeillade passait sur tout mon corps. C'était assez désagréable, mais à dire vrai j'en avais rien à branler, qu'elle me juge laid, maigre, détestable. Concentré dans mes gestes appliqués, je sortais une petite souris blanchâtre par la queue du cube de carton et la lâchait dans la cage de mon reptile adoré, ce dernier se faisait certainement une joie de pouvoir s'amuser un peu avant de bouffer le rongeur. Je refermais alors les portes du meuble et me dirigeait vers le canapé improvisé, m'affalant à l'intérieur de ce dernier en choppant la télécommande pour éteindre la télévision d'un geste sec.

Je voyais son empressement et je n'aimais pas beaucoup ça, mais je pense que je pouvais la comprendre, après tout lorsque l'on a besoin de sa dose, on ne se sent plus vivre et c'est ce qui m'était arrivé quelques jours avant que mes livraisons ne me parviennent. Je lançais quelques furtifs regards autour de moi ; au serpent qui dînait tranquillement bien à une boîte qui trônait fièrement sur la table basse. Mes phalanges, pâles et crispées, entreprenaient de l'attraper et de l'ouvrir, posant un à un les quelques sachets d'échantillons présents à l'intérieur.Au fur et à mesure, j’énumérais les diverses drogues et leurs prix.

▬ Beuh à 9 le G, Speede à 20 le G, Coke à 60 le G, Trip Hoffmann à 15 l'unité [...]

Et ça continuait, je m'arrêtais en présentant les quelques champotes que j'avais sous la main, ma paume tremblante se crispant soudainement lorsque je croisais son regard. Un regard qui me disait tellement quelque chose que j'en perdais mes mots et que je me mettais à bafouiller. Serait-ce ?... Impossible, je devais me tromper et je savais que j'aurai l'air d'un con si je lui demandais. Ce n'était qu'une fille, une fille comme une autre et point final, ça ne pouvait pas être celle à qui je pensais. Ma gorge se raclait, je ravalais ma salive avec un peu de peine et posait le dernier sur la table devant ses yeux avant de m'enfoncer dans le dossier abimé du sofa sombre.

▬ J'fais pas à chrome. - Disais-je afin de préciser qu'elle n'avait pas le choix ; soit elle payait maintenant, soit elle repartait les mains vides. Et mes yeux bleus la détaillaient, l'analysaient, la sondaient toujours plus, j'étais certain de l'avoir déjà vu, de l'avoir bien connu. Mais peut-être était-ce lors d'une vie antérieure ? Ouais nan, je partais trop loin là, fallait que je repose les pieds sur terre.


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Invité
Gloria Macy Weenie


MessagePosté le: Mer 30 Jan - 03:24 (2013)    Sujet du message: Du bonheur à l’état pur, brut, natif, volcanique,quel pied ! Répondre en citant

Save me from Myself.



- Sans vraiment savoir pourquoi, mes yeux ne se détachait pas de sa silhouette, beaucoup aurait surement dit qu'il était maigre, mais sa ne me dérangeait pas plus que ça. Occupée a tenir ma clope entre mes lèvres alors que je l'observais nourrir cette foutu connerie qui tronait sagement dans sa bulle de verre, je levais les yeux au ciel en entendant les couinements de la souris, rendant petit a petit l'ame.
J'en avais rien a foutre de cette souris, pas plus d'ailleurs que de cet endroit ou de son propriétaire. Tout ce qui m'interessait, c'était ce qu'il détenait en ces lieux. Ma tête commençait a devenir douloureuse, et mes mains, dont la propreté laissait a douter après le boulot, tremblaient légèrement. J'étais une foutu toxico, ouais, mais une toxico qui s'assumait; Aussi quand il avait posé son regard sur moi, je m'étais contenté de sourire, un sourire niais, faux, une simple image des plus stupides mais dont je n'avais rien a foutre. Après tout c'était pas comme si je le connaissais... Justement, c'était ça le probleme, son putain de visage ne cessait de me refleter quelque chose dont j'avais souvenir mais dont je ne parvenais pas a me rappeler. Probablement trop défoncée ou pas assez au contraire mes yeux s'étaient rapidement pencher sur ce qu'il sortait devant moi. Si on avait pu citer l'idée que des étoiles se trouvait en ces yeux c'était le moment parfait.

Détaillant du regard le moindre petit sachet, le moindre petit cacheton, la moindre petite dose. Je me sentais presque revivre ne serait ce qu'en les voyant posé comme ça devant moi. J'aurais probablement pu tuer, si le manque était venu a se faire sentir bien trop, j'aurais probablement perdu les pedales, ou je serais peut etre bien morte moi meme, a vrai dire j'en avais rien a foutre. Voir ces petits bijoux suffisaient a sustenter mon esprit et mon appetit.

Mes yeux se relevaient alors vers lui a nouveau, j'évitais de trop le fixer, manquerais plus qu'il pense que j'ai envie de lui. Des connards j'en voyais assez au boulot, et j'avais pas en plus besoin d'en voir en dehors. Meme si finalement, dans ce monde abrupt sa courait les rues. Je me redressais légèrement, posant mes coudes sur mes genoux tandis que je penchais de nouveau la tête, mordillant un bref instant ma lèvre inférieur.-

- Rien ne m'dis que sa vaut ce prix là.

- Je me penchais sur le coté sortant de ma poche arrière 300$ que je faisais déjà glisser entre mes doigts fins. J'en retirais 30 que je posais en face, sur la table basse légèrement brisé en coin. Il fallait dire qu'en plus des pouboires je ne me gênais pas pour piquer dans la caisse, cet enfoiré le mérité bien au vu du nombre de main au cul qu'il pouvait me mettre en une soirée. Mais que pouvais je y faire. Le business c'était le business et là ou il se croyait gagnant, je gagnais bien plus. Le Harcèlement coûtait chère de nos jours. .-

- J'te propose un truc, je goûte, si sa m'plait, tu m'reverras souvent, croit moi ton revenu montras. Si sa m'plait pas, tu t'contenteras de ça et t'iras te faire foutre. T'en pense quoi ?

- J'rangeais déjà le reste dans mon soutien gorge, au moins là, je savais qu'il n'y toucherait pas puisque je ne lui laisserais pas le choix. Haussant un sourcil sous ma proposition, j'attendais qu'il la considère.-




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Invité
Jimmy Dirnt


MessagePosté le: Mer 30 Jan - 03:51 (2013)    Sujet du message: Du bonheur à l’état pur, brut, natif, volcanique,quel pied ! Répondre en citant



C'était comme si mon putain de coeur s'était remit à battre. Comme si avant de la rencontrer tout s'était arrêté et tout reprenait un sens aujourd'hui. Et après réflexion, je m'imaginais surtout qu'un mauvais trip commençait et pour que cela cesse, j'attrapais la canette de bière qui se trouvait sur la table et m'en abreuvait de quelques nombreuses gorgées rafraichissante. J'avais un peu de mal à me faire au fait qu'une fille aussi caractérielle devienne une de mes clientes, puisqu'en effet j'étais certain du fait qu'elle allait apprécier les produits. Non, il n'y avait aucun doute la dessus, tout le monde adorait ce que je vendais et c'est pour cette raison que j'étais très recommandé. Du bout des doigts et en me penchant légèrement vers l'avant, j'attrapais mon paquet de tabac ainsi que mes feuilles et venait me rouler un joint devant ses yeux qui paraissaient émerveillés devant toute la drogue qui se trouvait devant elle. Je glissais le papier entre mes doigts agiles bien que moites et venait y déposer un peu d'herbe déjà effritée qui logeait dans mon grinder. Toncar en bouche, je l'attrapais pour le déposer à l’extrémité du pétard pas encore roulé et finit par faire glisser entièrement la feuille slim, léchant le collant de cette dernière pour qu'elle colle. Choppant le briquet qui dormait au fin fond de ma poche, je faisais glisser mon pouce contre afin d'en faire jaillir une flamme qui vint allumer le bout du cône. Inspirant quelques bouffées chaudes de la fumée opaque, j'observais les quelques volutes de smog qui s'élevaient dans les airs puis disparaissaient.

▬ J'ai pas dis l'contraire. Mais si t'es là, c'est bien parce que quelqu'un de ta connaissance t'a parlé d'moi, nan ?

Après avoir tiré de délicieuses taffes sur l'objet que je venais de cendrer, je lui tendais. J'avais pour habitude de partager ce genre de chose, j'avais toujours fais ainsi, et si elle ne voulait pas fumer après moi, et bien tant pis. J'analysais ensuite ses paroles, son marché comme elle disait. J'observais d'un air presque absent ses lèvres bouger, pourtant mes oreilles entendaient clairement ce qu'elle me proposait, et j'étais plutôt d'accord, après tout c'est ainsi que je fonctionnais. J'hochais donc la tête, signifiant à cette femme que j'étais ok pour ça et que de toutes façons ça ne me coûterait rien. J'hésitais alors longuement avant de reprendre la parole, j'avais un peu de mal à réagir à cause de toutes les drogues qui se mélangeaient en moi et également du fait que sa présence me trouble légèrement. Je pliais mes genoux et venait les coller contre mon torse, encerclant mes jambes à l'aide de mes bras tatoués. Des tatouages qui ne s'oubliaient pas, que j'avais depuis un certain temps déjà. Me pinçant assez violemment les lèvres, je mordillais ces dernières en reportant mon regard sur mon interlocutrice.

▬ Ouais, ça me dit pas ce que tu veux goûter quand même. Parce que pour trente balles, j'peux pas te faire un échantillon de chaque bordel. A moins que tu veuilles un minuscule échantillon ?

Je frottais nerveusement mon avant bras droit, j'évitais de la fixer droit dans les yeux. En fait, c'était la première fois que je me sentais gêné en présence d'un client, et ça m'dérangeais un minimum. Putain, ouais, j'en avais assez et je finis par, en faisant mine de rien, lui demander son prénom. Je choppais un papier au hasard ainsi qu'un stylo et, un très faible et très faux sourire aux lèvres l'interrogeait.

▬ Et ton blaze ou ton nom ? Tu m'en veux pas, j'préfère savoir à qui j'ai à faire.


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Gloria Macy Weenie


MessagePosté le: Mer 30 Jan - 04:18 (2013)    Sujet du message: Du bonheur à l’état pur, brut, natif, volcanique,quel pied ! Répondre en citant

#Je n’ai plus les idées claires, le monde tourne a l’envers.#







-C'était quoi cette foutu sensation qui me prenait chaque fois que ce mec s'adressait a moi, je le connaissais pas, c'était impossible, je ne voyais pas d'où j'aurais pu le connaitre et pourtant, tout portait a croire que si. Alors que j'étais comme happer par ses faits et gestes, mes yeux se portaient sur ses lèvres, sa langue venant lécher lentement le collant pour fixer celui ci. Passant a nouveau ma langue sur mes lèvres tandis qu'il me parlait a présent qu'il avait tirer une bonne grosse latte, je souriais en coin, silencieusement.-

- Qui sait sa parle souvent pour un rien.

- Avais je simplement répondu prenant alors le temps de l'observer de nouveau. Ma vision était encore flou, mes pupilles dilatés n'aidaient en rien, pourtant je parvenais malgré tout a discerner quelques traits familiers de son visage. hm ? Qu'avait il dit ? Elle se répétait ses mots dans la tête comme un vieux 45 tour raillé pour les comprendre et les assimilé enfin. Difficile a faire quand en plus d'être complètement Stone, on se perdait dans quelques souvenirs d'un temps révolu. Si ce n'est presque.

Jamais je n'aurais pu penser que je serais en un tel lieu, a un heure aussi tardive après tant d'année a repenser a celui qui avait finalement compter pour moi. Déjà a l’époque je ne m'attachais pas a grand monde, mais quand j'avais appris a connaitre ce garçon si renfermer sur lui même j'avais fini par le cerner, sans trop de difficulté. La vie était quand même bien foutu, sur certain point. Perdu dans mes pensées je relevais la tête vers lui, sans même prêter attention a ce qu'il me disait, je récupérais le joint d'entre ses doigts, a vrai dire, j'en avais rien a foutre de ce qu'il me faisait goûter tant que sa me faisait planer. Portant le joint a mes lèvres d'un rouge des plus foncés, je tirais une profonde et longue latte que je retenais en gorge avalait au quart et laissait ressortir lentement, goûtant, me délectant de cette sensation de lourdeur qui disparaissait.
Je revenais rapidement sur terre quand il me demandait a qui il avait affaire. Un nouveau petit sourire sur les lèvres, j'haussais simplement un sourcil devant sa question alors que mes yeux se penchaient sur ses tatouages.... ces tatouages si... familiers. Je me redressais rapidement en le fixant d'un regard des plus noirs, inconcevable que dans mon esprit il ait pu s'agir de lui, je lui retendais son joint après avoir tirer quelques nouvelles lattes.-

- Sa me suffit. Tu veux le mien alors que j'ai meme pas le tien ? Tu rêve là. Sa attendras.

- Je prenais dans mon décolleté sans mal le fric que j'y avais entreposé quelques instants plutôt, laissant la liasse se poser en un bloc sur la table. -

- Donne moi de la coke, et complète l’écart par de la beuh.

- C'était d'un plaisir de pouvoir boire avec un joint de beuh pur entre les doigts que finalement a chaque commande j'en venais a là. Mes yeux se reposaient indubitablement sur ses tatouages et après m’être de nouveau mordu la lèvre inférieur jusqu’à la fendre presque je lui demandais.-

- De qui tiens tu ces tatouages ?

- Il était tellement simple de nos jours de copier quelque chose comme telle que je me devais pourtant d'en avoir le coeur nette. Sa ne pouvait être celui que j'avais quitté il y a de cela quelques années forcée plutôt que par volontarisme. Cela m'était tout bonnement inconcevable et
tandis que mon regard se posait de nouveau sur lui, j'en portais a present un veritable doute-.


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Jimmy Dirnt


MessagePosté le: Mer 30 Jan - 04:46 (2013)    Sujet du message: Du bonheur à l’état pur, brut, natif, volcanique,quel pied ! Répondre en citant



« Et souvent, c'est l'effet des caprices du sort, Qu'au milieu des écueils on rencontre le port. »


Flash. J'avais du mal avec ces merdes qui me revenaient tête, ouais, du mal à sortir ma balance et les biens qu'elle désirait acquérir de ma main. J'avais de la peine à réfléchir, à calculer alors que je venais de relâcher le morceau de papier déchiré sur lequel j’espérais noté un tout autre nom que celui qu'elle devait porter. J’espérais noter son nom à elle, cette gamine dont j'étais tombé amoureux quand je débutais encore dans les affaires. J'avais l'espoir d'entendre ce mot, ce prénom s'échapper des lèvres écarlates de mon interlocutrice mais elle venait simplement de m'envoyer bouler et, même si je la connaissais très peu, ça ne m'étonnait même pas. Je resserrait mes phalanges autour du stylo, le maintenant fermement en croquant violemment dans ma lèvre inférieur, avec tant de rage qu'une minuscule gouttelette âcre en perla. Je n'avais pas mis plus d'une seconde à lécher ma lippe, la récupérant au passage en suçotant à présent la petite entaille que j'étais parvenu à me faire sans même le vouloir. L’extrémité rêche de mes doigts de musicien caressaient le sachet de cocaïne, tandis que mon autre main pianotait sur la table. J'étais anxieux, mal à l'aise, je n'osais plus vraiment relever mes prunelles phosphores en sa direction.

Je me souvenais par bribes de cette blonde là. Elle avait un sourire magnifique, un caractère incroyable. J'aurai pu tout faire pour elle, il me semble. J'aurai même pu crever, quitte à lui offrir mon coeur arraché de ma propre poitrine. J'étais amoureux, c'était indéniable, et c'était la seule au court de ma vie qui avait su me faire ressentir une chose pareille. J'étais jeune, ouais, j'avais sûrement pas les idées claires et là je me disais que j'avais été con. Mais après tout, elle n'était jamais venu me voir en taule cette fille là, elle s'était foutu de moi. Elle ne m'avait plus jamais donné de nouvelle, alors j'avais décidé de l'oublier. J'avais brûlé toutes les photos de nous, d'elle. J'avais réussis à oublier son prénom, mais je crois qu'il m'était revenu. Mais il fallait que tout cela cesse, ça m'oppressait, me stressais de me rappeler ces putains de souvenirs enfouis en mon être. Je relevais lentement le visage en sa direction, mes pupilles noires la toisant avec un peu de difficulté tandis que je récupérais le cône qu'elle me tendait. Je le faisais glisser entre mes lèvres et en tirait quelques bouffées agréables.

▬ Bah. Ouais, ça attendra. - Avais-je rétorqué. Tant pis, de toutes façons je m'étais trompé, ça ne pouvait pas être la fille de mes souvenirs, j'avais sûrement une sale hallu à cause de ces petites psylo que j'avais ingurgité une à deux heures avant la venue de cette femme.

Je m'attelais alors à la tâche, m'appliquant à la peso, j'avais l'habitude pour ce qui était de calculer les prix par rapport aux grammes, pourtant je n'avais jamais été très doué en maths. En même temps, je n'allais jamais en cours, m'enfin. Je reniflais avant de noter le tout sur un papier, choppant les trois cent dollars que je glissais dans la boîte, la même que celle qui contenait les échantillons mais en beaucoup plus petite et qui se trouvait sous le sofa. Je refermais alors le sachet de cocaïne pour m'attaquer à celui de beuh mais sa question venait de m'interloquer. J'haussais un sourcil, reposant mes yeux sur elle avant de les laisser divaguer sur mes propres tatouages.

▬ Ils sont de moi. Des dessins ; tous sauf un ou deux qui viennent d'une... autre personne. - Ouais, cette autre personne c'était la môme dont j'étais dingue à l'époque, et ils se trouvaient sur mon torse et dans ma nuque. Mais ça, la cliente n'avait pas à le savoir, ça ne la concernait pas. - Pourquoi ?


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Gloria Macy Weenie


MessagePosté le: Mer 30 Jan - 14:07 (2013)    Sujet du message: Du bonheur à l’état pur, brut, natif, volcanique,quel pied ! Répondre en citant

 
 
 
< Il était tout, mon shit, ma beuh, ma coke, mon hero, c'etait un tout. j'aurais pu mourir pour lui>  





-Je perdais la tête, il ne devait pas y avoir que de la beuh dans ce que je venais de fumer. Ou alors, le manque me rendait paranoïaque. Je ne détachais plus mes yeux de ces tatouages dont les aiguilles avaient marqués éternellement la peau. Tous, tous sans la moindre exception, j'en revoyais les contours, je les voyais vide, enclin a se faire colorer pour certain, ombré pour d'autre. J'en connaissais la moindre continuité, les moindres et fins traits qui se prolongeait sur le haut de ses épaules sans pour autant les voir actuellement. C'était quoi ce foutu bordel? Elle était ou la caméra? A sa réponse mon cœur se serrait,ralenti jusqu'à présent par ce qui me donnait cet effet de planer, cette inconcevable et délectable calme qui ne l'habitait que rarement depuis mon emménagement en ces lieux il venait de pousser une accélération et bordel qu'est ce que c'était douloureux.


L.A ou la ville de tout les enfers. La ville des anges, foutaises royales, tout était pourri en ces lieux aussi bien les ruelles, que les habitants, aussi présente et insupportable que la peste noir, la société, le système même le ciel me paraissais toujours plus sombre. Je haïssais L.A, peut être parce qu'elle m'avait arraché a la seule chose a laquelle j'étais rattaché en ce bas monde. Dépressive moi ? Oh si peu. J'avais appris a faire avec, laissant dans un coin de ma tête défoncée l'espoir qu'un jour.. Un banale jour... Un jour comme les autres... Je puisses le retrouver. 


Perturbée par sa réponse je posais mon regard sur la pièce, ne répondant pas de suite a sa question. Mon regard s'attirait presque irrémédiablement  vers un objet intact et dont la propreté pouvait parraitre déplacer en pareil lieu. Une gratte. Elle semblait avoir fait son temps, sûrement que les accords devaient arracher le moindre tympans qui tenterait sagement d' en jouer. Pourtant elle trônait la, en des lieux pour le moins surprenant. Elle aussi me paressait tellement familière  que sa commençait franchement a me faire flipper. Je secouais la jambe, nerveusement, mal a l aise mon corps commençait a le refléter, bien trop a mon goût. J'avais tant de fois rêver ce moment, tant de fois espérer celui ci, que je ne pouvais me résoudre a ce que cela soit bien lui. La déception serait trop grande, trop douloureuse et tandis que mon cœur se fuselait déjà de douleur face a ses souvenirs qui continuait d'affluer dans mon esprit torturée je reposais mes yeux sur lui. - 


-Pour rien. 


-C'était sortie naturellement, instinct stupidement protecteur, je me mordais la lèvre inférieur pour calmer cette état d'anxiété  dans lequel j'étais. Les yeux charbonneux par le trop pleins de crayons qui les entouraient fixaient de nouveau sa silhouette. Et si c'était.. C'était impossible, je n'avais plus eu la moindre nouvel, depuis le jour ou j'étais parti. Plus la moindre, mon père m avait confisquer mon portable même Si je connaissais son numéro par cœur j'avais essayer maintes et maintes fois de le joindre sans jamais avoir de succès, je savais pourtant qu'il ne répondait pas au numéro inconnu ou qu'il ne connaissait pas déjà, mais a mon départ j'aurais pensée qu'il l'ait fait. Concluant qu'il avait préférer l'oublier, peut être même dans les bras d'une autre... J'avais mis toute cette précédente existance de côté. A quoi bon souffrir l'absence quand on ignore l'oubli. 


Je soupirais, portant ma tête vers la fenêtre recouverte d'un rideau noir. Glauque... Mais ce n'était pas pour me déplaire. J'attendais qu'il termine, qu'il finisse enfin que je puisses me tirer et cesser de penser a tout ça. Pensant déjà a la prochaine fois ou je viendrais de passage seulement j'aurais probablement pas le temps de penser, et puis, si sa se passait comme prévu j'aurai été bien trop défoncer pour penser. 


Je bouillais, clairement je bouillais interrieurement de savoir si c'était lui, et je flippais, j'étais terrifié a l'idée que sa puisse être lui. Ignorant ses réactions comme les miennes je le regardais, alors qu'il continuait de peser les dises pour lesquelles j'avais déjà payer.-


-T'as toujours vécu la ? 


- c'était une façon de voir les choses, ok la question était personnel mais j'espérais qu'il ne soit pas aussi têtu que moi et qu'il accepte d'y répondre. Peut être alors.. Saurais je. -


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Jimmy Dirnt


MessagePosté le: Mer 30 Jan - 14:56 (2013)    Sujet du message: Du bonheur à l’état pur, brut, natif, volcanique,quel pied ! Répondre en citant

// Pfuh par rapport à toi c'est hyper nul mais j'ai pas dodo, j'ai trop du mal Je me rattraperai ♥



« Avant elle j'avais rien, après elle j'ai rien eu. »

Un long mois s'était écoulé. Un mois affreux, horrible, un mois abominable et je n'avais pas cessé de penser à elle un seul instant. J'étais fou, fou d'être derrière ces barreaux à attendre qu'un de ces types en uniforme vienne me dire qu'une jeune fille m'attendait, qu'elle était là pour me parler. Moi j'avais besoin d'elle, et elle qu'est-ce qu'elle foutait ? Les seules foutues personnes que je voyais à chaque fois que j'avais de la visite, à chaque fois derrière cette vitre et à qui je n'avais pas la moindre envie de parler c'était eux. Ceux qui se prétendaient être mes parents et qui n'avaient jamais été plus que des géniteurs à mes yeux, des créateurs de mon être sans que jamais je ne puisse les considérer comme une sorte de famille. Ma seule famille c'était cette blonde, et quelques potes. Deux mois, trois, puis quatre et peut-être cinq sans nouvelles. J'avais finis par abandonner l'idée de la revoir un jour, je savais que son père ne m'aimait pas, et qu'avec ce qui m'était arrivé il était bien capable de me haïr à tel point qu'il avait pu l'interdire de me rendre visite mais... Après tout, elle se barrait bien de chez elle pour venir au squat. Elle passait bien tout son temps avec moi, avant que je me retrouve en geôle, alors pourquoi plus maintenant ? Est-ce qu'il lui était arrivé quelque chose ? Est-ce qu'elle avait eu un accident, est-ce qu'elle était six pieds sous terre maintenant ? Reprends toi Jimmy, ce n'est rien de plus qu'une fille. Elle s'est contenté de t'oublier, et toi tu feras la même chose, ouais.

J'avais tout brûlé. Elle n'avait pas donné le moindre signe de vie depuis cinq longues années et en sortant de prison, j'avais incinéré mes souvenirs. Chaque photo, chaque chose qui pouvait me faire penser à cette fille, j'avais tout laissé derrière moi, ou tout détruit. Je n'arrivais pas à me faire à l'idée qu'elle avait pu se facilement se défaire de moi, alors qu'après de longs mois je me retrouvais toujours à chialer, chialer comme un gosse devant ces vieux clichés abimés. Si elle était la seule chose à laquelle je tenais, la seule chose que j’appréciais, la seule personne qui m'importait, autant me tirer et démarrer une nouvelle vie, sous un nouveau nom de famille, histoire de réduire à néant le Jimmy qui vivait à New-York pour voir naître celui qui vivait à L.A. J'aimais pas cette ville, ces habitants. J'aimais pas grand chose de toutes façons, et la seule façon de me faire apprécier quoi que ce soit était de me faire gober un para d’amphétamine, histoire de me rendre heureux, enclin à faire la fête.

▬ Nan, avant j'vivais à New-York. - Venais-je de lancer, élevant ma voix grave au coeur de la pièce minuscule et sale. J'avais peur de ses questions, peut-être parce que je m'étais habitué à être déçu, peut-être parce que je m'attendais toujours au pire et également parce que je n'oserai pas lui demander si c'était elle, de peur de passer pour un malade, même si je devais déjà l'être.

Je pliais, repliais, dépliais de mes mains tremblantes le petit sachet d'herbe qui logeait entre mes doigts fins et hésitants. J'avais du mal, bien trop de mal à faire en sorte que mes gestes soient nets, sûrs, mais peut-être était-ce la drogue ? Tout du moins je l’espérais, et j’espérais surtout que cette fille ne s'en était pas rendue compte. Elle aussi, à dire vrai, avait l'air toute troublé. Elle observait mon appartement comme si elle reconnaissait deux trois trucs et au fond de moi ça me faisait rire, personne ne me connaissait, pas même moi. J'attrapais les drogues en pochons en refermant mon emprise tout contre et me redressait, pour lui tendre alors que machinalement mes pupilles vinrent se planter dans les siennes. J'avais eu beaucoup de mal à prononcer les paroles que je tentais en vain d'extirper de ma gorge, si bien que j'étais là, les iris tremblantes, la gorge bloqué et le cœur serré à bafouiller un grand charabia qui n'avait absolument aucun sens. Quand je m'étais enfin repris, je lui chuchotait un petit mot d'une voix brisé et faible, un vague sourire aux lèvres sans trop que je sache pourquoi, alors que mon attention était toujours portée sur ses yeux. Je pouvais dire qu'ils ressemblaient vachement à ceux de ma blonde, à moi... Mais nan. J'avais sûrement des putains d'hallu, oui, j'me répétais ça sans cesse dans mon esprit, hallucination et rien d'autre.

▬ V'là.


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Gloria Macy Weenie


MessagePosté le: Mer 30 Jan - 17:30 (2013)    Sujet du message: Du bonheur à l’état pur, brut, natif, volcanique,quel pied ! Répondre en citant

 
 

 
 

 
 

 
 
< tout le monde a le droit de faire un choix, il s'agit seulement de faire le bon.>


-Je tendais la main, légèrement tremblante, jusqu'à saisir ce petit bout d'extase qu il m'offrait dans un sachet. Prête a relâcher celui ci pour le ranger mes lèvres venaient de se mettre a trembler devant son précédent lieu de vie. C'était vraiment lui, il n'y avait plus de doute possible. Alors qu'il s'était penché pour me tendre son cadeau empoisonnée je plongeais mon regard dans le sien, sentant un frisson iriser la moindre parcelle de mon frêle corps. Comment cela était il possible... J'en avais pas la moindre idée et a vrai dire j'en avais rien a foutre, il était la, c'était lui, je ne pouvais plus avoir de doute. Je pinçais mes lèvres alors que ma gorge se faisait sèche, bordel j'ignorais totalement quoi faire. Je ne parvenais pas a y croire et en même temps j'avais tout ces faits qui me rapprochaient de lui. J'aurais jamais pensée qu'après qu'L.A m'ait pris ce que j'avais de plus chère elle me le rende comme si elle avait eu pitié de moi. Salope ! .
Je restais la, les doigts tendu tenant le pochon alors que lui ne l'avait pas non plus relâcher. - 


-....


- J'étais pas foutu de dire quoi que se soit, plus le silence régnais plus ma jambe se secouait rapidement. Bordel bordel bordel ! Et maintenant je faisais quoi. Je ne me voyais pas lui dire que c'était moi, après tout il ne m'avait pas donnée la moindre nouvelle depuis plus de 5 ans. Et en même temps... Je ne me voyais pas fermer ma gueule et continuer a faire comme Si de rien n'était. C'était pas mon genre et sa ne me ressemblait pas, aussi quand son murmure se fit entendre, en même temps que ce fin sourire qui venait a étirer ses lèvres, quelques chose en moi laissait le coin de mes lèvres pulpeuses se surélever brièvement, légèrement tandis qu'à mon tour un léger murmure se faisait entendre.- 


-On s'connaitrait pas déjà ?


- c'était con, complètement con de dire ça comme ça, et en même temps, c était le plus naturellement possible que j'osais poser cette question qui me brûlait les lèvres depuis le début. J'étais partager entre deux puissant sentiments, le premier le prendre dans mes bras, ce manque, cette frustration, ce départ... Tout ce qui avait fait qu'elle avait aujourd'hui autant plonger et celui de le frapper, de le tambouriner autant que se soit possible, de le frapper encore et encore déchargeant sa colère face a la frustration quand il l'avait laisser tomber.-
 
 


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Jimmy Dirnt


MessagePosté le: Mer 30 Jan - 18:41 (2013)    Sujet du message: Du bonheur à l’état pur, brut, natif, volcanique,quel pied ! Répondre en citant



« J'avais beau y croire dur comme fer, il me restait un espoir. Tu sais, ce genre d'espoir qu'un pauvre type peut avoir, la lueur dans les yeux d'un toxico devant sa plus belle, plus chère, plus incroyable drogue. »


Putain de merde, ce que ça pouvait me faire mal ce bordel. Mon coeur tambourinait, il hurlait en moi, se déchirait en trois, six, mille et moi, comme un con, absent de la réalité, je lui demandais de se taire, je le suppliais de ne pas y croire, ne pas y songer un seul instant puisque vous et moi le savons, les faux espoirs font mal au coeur. Même les yeux de mon reptile ne parvenait pas à faire dévier mon regard du sien, je n'avais pas lâché le sachet de plastique transparente qui était toujours retenu entre mon index et mon pouce et tendu par la main de mon interlocutrice. Il aurait pu s'écouler des minutes comme des heures, je ne voyais plus le temps passer. J'étais complètement mort, complètement détruit par ce sentiment. C'était un bad trip ou quoi ?! Putain !

Ce qui m'arrangeait, c'était qu'elle restait toute aussi muette que moi. Quoi que c'était peut-être le fait que je ne daignais pas relâcher ces sachets de poudre et d'herbe qu'elle convoitait tant, ouais c'était peut-être ça qui lui coupait la parole, le souffle, qui l'empêchait également de formuler la moindre phrase, d'articuler un mot sans butter sur chaque syllabe. Peu à peu, c'était mon corps qui se mettait non plus à se réchauffer mais bien à refroidir et il m'en avait fallut de peu pour frôler l'évanouissement. Par chance, je n'avais rien laissé transparaître et la blonde n'avait dû y voir que du feu. Ouais, par chance, tu parles ! Cette question qu'elle m'avait posé était réellement étrange, j'me sentais con, un peu trop. J'étais planté là, l'échine droite, le corps tel un piquet, et je la n'étais pas en capacité de détacher mes pupilles phosphores des siennes. Sa seconde question m'avait encore plus interloqué, et je crois que ce fut à la minute même où elle la posa que je n'eu plus aucun doute sur son identité, son nom, ses origines, sa couleur favorite, et tout ce qui va avec. Mais si, vous l'savez aussi bien que  moi, ce beau bordel qui accompagne l'amour. Mais je n'oubliais pas que j'avais encore des chances de me tromper sur son identité et, alors que cela n'était plus arrivé depuis mon départ de N-Y, mes yeux s’embuèrent. L'humidité se faisait sa place et bientôt, une larmichette tentait de s'échapper du coin de ma paupière. Mais j'étais pas faible putain ! J'étais pas con ! Si elle m'avait abandonné, il devait y avoir une bonne raison. Je pouvais enfin détourner les yeux et relâcher sèchement le pochon, avant de me racler la gorge pour lui tourner le dos, et je faisais mine d'être à la recherche d'un objet important alors qu'en réalité je ne cherchais que mon pauvre coeur, et c'était elle qui l'avait, et qui l'avait toujours eu.

▬ J'sais pas, ton nom me dit rien. Oh, attends. Tu ne me l'as pas dis, mh ?

Nan j'avais pas pu la quitter des yeux plus longtemps. Bordel, si c'était elle... Mais, y'avait pas de si, ce devait être elle. Elle n'avait plus le choix, j'étais déjà complètement sous son charme maintenant. Ou alors c'était une sirène, ouais... Je pivotais à nouveau sur moi-même et relâchais le soi-disant objet de ma recherche avant d'élargir très faiblement ce sourire vague et insaisissable qui s'insinuait paisiblement sur mes lèvres que je venais d'humecter à deux reprises.

    


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Gloria Macy Weenie


MessagePosté le: Mer 30 Jan - 20:10 (2013)    Sujet du message: Du bonheur à l’état pur, brut, natif, volcanique,quel pied ! Répondre en citant

 
 




“la chose la plus effrayante avec la distance,
c’est que tu ne sais pas si tu manques à la personne ou si elle t’a oublié.”




-Mes yeux n'avaient quitter les siens,  je le sentais, je le savais, je ne me trompais pas, c'était lui, et même complètement défoncée j'avais pas vraiment besoin de mes yeux, la douleur qui m'empoignait le cœur, comme lorsqu on serrait quelque chose si fort qu on finissait par le briser, c'était exactement ça, exactement cette foutu sensation que je ressentais en cet instant même. Je manquais de souffle, sa aurait été con de claquer maintenant quand même. J'essayais de me calmer alors qu'il me tournait le dos. Pourquoi il me tournait le dos ? J'avais rien saisi de ce qu'il m'avait dit, ou tout du moins j'avais rien saisi qui le force a se tourner. REGARDE MOI ! Hurlais je interrieurement sentant a la fois une colère et un plaisir a savoir que c étai lui. Enfin lui. .. - 


-J'crois qu'au contraire... Tu l'sais déjà.


- Ma voix tremblait peut être autant que mes mains que je cramponnais fermement aux accoudoirs du fauteuil dans lequel j étais toujours installée. Mes yeux se relevèrent quand finalement il s'était tournée. De nouveau face a moi je n'avais plus le moindre doute quand au fait que se soit lui. Jimmy... Rien que ce prénom me blessait ... Flash, flash sur putain de flash ... Tellement de chose me revenaient que je sentais déjà poindre l'amertume de l'abandon et les yeux brillants d'une pauvre conne qui retrouvait ce qu'elle avait perdu de plus chère. 


Il fallait que je respire par n'importe quel moyen ou j'allais me taper une de ces putains de crises d'angoisse que je détestais tellement. J'en faisais bien souvent depuis que j'étais arrivée ici, depuis que ce connard qui me servait de géniteur m'avait séparer de ma vie, de tout ce qui comptait tant pour moi qu il avait tenter de me sevrer, comme une chienne en m'enfermant dans une pièce plusieurs jours d'affilée.  Mais maintenant j'aurais pu claquer demain,  retrouver ses yeux m'avaient redonner un nouveau souffle de vie. -


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:50 (2016)    Sujet du message: Du bonheur à l’état pur, brut, natif, volcanique,quel pied !

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