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chaque personne qu’on s’autorise à aimer, est quelqu’un qu’on prend le risque de perdre.

 
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Jamie Stewart


MessagePosté le: Jeu 31 Jan - 20:22 (2013)    Sujet du message: chaque personne qu’on s’autorise à aimer, est quelqu’un qu’on prend le risque de perdre. Répondre en citant


chaque personne qu’on s’autorise à aimer, est quelqu’un qu’on prend le risque de perdre.

    Nous étions installés à une table. Un silence qui était devenu habituel mais pas pour le moins, pesant, régnait entre nous. Après cette vague de froid et ces chutes de neige, LA avait retrouvé une température digne d’elle ; les thermomètres affichaient 17 degrés, de quoi me permettre de porter seulement une légère veste sur mon chemisier. Je croquais une nouvelle bouchée de mon sandwich thon/crudités bourré de mayonnaise, tellement bon ! « Tu as quoi comme cours cet après-midi ? » me questionnait-il. Il le savait. Il connaissait mon emploi du temps aussi bien que le sien, tout comme moi d’ailleurs. Au fond, c’était juste histoire de faire la conversation. C’était ça entre nous depuis un bon mois, depuis la fameuse soirée du réveillon de Noël. Nous parlions de tout et de rien pour éviter d’aller dans le fond, dans ce qui nous dérangeait chacun de notre côté. La discussion que nous avions eu à Noël aurait pu s’avérer bénéfique si elle aurait eu une suite plus calme, plus réfléchie, or nous avions laissé ça de côté. Evidemment, ce n’était qu’une solution temporaire. Je le savais. Il le savait. Les yeux jusqu’à présent posés sur mon sandwich, je finis par les relever vers mon fiancé. Psychologie, deux heures. J’avais répondu sur un ton plat qui aurait pu faire penser que je ne portais aucun intérêt à cette matière, or c’était tout l’inverse. Celle-ci avait grande importance pour ce dont je me destinais ; profiler. Métier difficile d’accès mais j’étais déterminée. Vivement le week-end, quand même, ajoutais-je, simplement. Nous étions jeudi, ça approchait à grand pas. Pas que je n’aimais pas mes cours, loin de là, mais je sentais la fatigue me gagnait petit à petit. Je ne dormais pas des masses en semaine, le week-end était un moyen de récupérer ces heures de sommeil perdues.


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MessagePosté le: Jeu 31 Jan - 20:22 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Luke Samuel


MessagePosté le: Ven 1 Fév - 16:11 (2013)    Sujet du message: chaque personne qu’on s’autorise à aimer, est quelqu’un qu’on prend le risque de perdre. Répondre en citant

    ◮ chaque personne qu’on s’autorise à aimer, est quelqu’un qu’on prend le risque de perdre.
    ft. jamie and luke
    On était jeudi midi et comme tous les midis, je me trouvais à la cafétéria de l'université. Comme un bon nombre de fois, j'étais en compagnie de Jamie. Et comme depuis un bon moment, on mangeait en se parlant à peine. Du moins, jusqu'à ce que l'un de nous deux lance un sujet 'bateau' afin d'avoir une conversation plus ou moins constructive. On essayait juste de combler le silence pesant, tout en évitant de revenir sur la conversation qu'on avait eue depuis à peu près un mois, lors de la soirée de Noël. Tout en jouant avec ma fourchette dans ma salade de pâtes, auquel je n'avais pas encore pris une seule bouchée, je questionnais la demoiselle sur les cours qu'elle allait avoir cet après-midi. En raison, je n'avais pas besoin de le lui demander pour savoir, je connaissais son emploi du temps sur le bout des doigts. Cependant, il fallait bien quelque chose pour engager la conversation et quoi de mieux que l'emploi du temps lorsqu'on était à la fla ? Je levais donc les yeux vers elle, tandis qu'elle me répondait qu'elle avait psychologie pendant deux heures. Je finissais par reposer mon regard sur ma salade de pâte, pour finalement poser la fourchette à côté et appuyer mon dos contre le dossier de la chaise tout en soufflant légèrement. Je n'avais pas faim, c'était aussi simple que ça. "Vivement le week-end, quand même." Je levais à nouveau les yeux vers Jamie, tout en hochant la tête positivement. Bien que je bossais le samedi jusqu'à 18h pour ce week-end, je n'avais qu'une hâte ; ne pas me lever pour venir à la fla pendant deux jours. J'aimais les cours en droit, mais je saturais depuis quelques temps. Tu restes chez les SAK ce week-end ? la questionnais-je alors. D'habitude, je n'aurais même pas eu à lui poser cette question, étant donné qu'elle venait tous les week-end au loft. Mais depuis un bon moment, elle évitait de venir les week-end, d'où ma question.


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Jamie Stewart


MessagePosté le: Sam 2 Fév - 00:04 (2013)    Sujet du message: chaque personne qu’on s’autorise à aimer, est quelqu’un qu’on prend le risque de perdre. Répondre en citant

chaque personne qu’on s’autorise à aimer, est quelqu’un qu’on prend le risque de perdre.
    J’avais ouvert le sujet du week-end sans envisager que mon fiancé puisse me questionner sur mon logement de celui-ci. Il était évident pour moi que j’allais rester chez les SAK, la maison que je considérais comme la mienne. Etant donné la situation, je me voyais mal passer deux jours et trois nuits à faire comme si tout allait bien, sans oublier que la présence de Sarah n’arrangerait rien, là encore, bien plus vu les circonstances. Pour cause, la fillette ne devait pas du tout être au meilleur de sa forme, cela lui taperait doublement sur le système de m’avoir dans ses pates. Oui, répondis-je alors simplement. Je ne prenais pas la peine de m’expliquer parce qu’au fond, il devait s’attendre à cette réponse avant même d’avoir posé son interrogation. Je devais d’ailleurs avouer que cela me surprenait qu’il l’ait fait ; depuis que les choses étaient différentes entre nous, je dirais même depuis notre dispute au gymnase, je n’allais que très rarement passer mes week-end chez lui. Je pense même que les doigts d’une seule main suffisaient pour les compter. Pourtant, j’aimais ça mais moins maintenant, logique me diriez-vous. Je remarquais qu’il ne touchait toujours pas à sa salade de pattes, or il aimait ça. En réalité, il aimait la nourriture, tout simplement. Ne pas manger ne lui ressemblait pas. Dans un geste instinctif, je pris sa fourchette, piqua quelques pattes avec et lui tendit. Comme on fait avec les bébés, oui. Une cuillère pour ta très jolie fiancée, dis-je sur un ton léger. C’était une façon comme une autre pour qu’il mange. Certes, notre couple n’allait pas très bien en ce moment, mais je ne comptais pas le laisser me regarder manger seule, ni même le laisser tirer toute son après-midi sans rien dans le ventre. Je prenais toujours soin de lui.


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Luke Samuel


MessagePosté le: Sam 2 Fév - 14:37 (2013)    Sujet du message: chaque personne qu’on s’autorise à aimer, est quelqu’un qu’on prend le risque de perdre. Répondre en citant

    ◮ chaque personne qu’on s’autorise à aimer, est quelqu’un qu’on prend le risque de perdre.
    ft. jamie and luke
    Sa réponse ne fut pas une surprise. Il faut dire que depuis un bon moment maintenant, elle passait de moins en moins de temps au loft. La situation étant toujours aussi tendue entre elle et moi, ça n'était pas plus mal en même temps. Bien que ça me manquait ces petits week-end à deux, ou à trois lorsque Sarah était présente, je ne pouvais pas lui en vouloir de ne pas venir. Ma petite soeur, d'ailleurs, approuvait totalement le fait que Jamie ne vienne plus au loft. Etant déjà de mauvaise humeur quotidiennement, ne pas voir la blondinette le week-end lui convenait parfaitement. Et puis, j'imaginais déjà comment ça serait avec les deux à la maison ; ma soeur, qui me fait la gueule continuellement depuis qu'elle sait qu'elle va repartir à Londres, m'en voudrait encore plus de faire venir Jamie et ma fiancée, qui me fait aussi la gueule depuis qu'elle sait que je l'ai menti, se sentirait mal à l'aise vis-à-vis de la petite et de moi-même. En gros, un véritable enfer qu'on préférait tous éviter en ce moment. Je n'ajoutais rien à sa réponse, il n'y avait nul besoin de rajouter quelque chose actuellement. Par la suite, je posais ma fourchette à côté de ma salade de pâtes, n'ayant aucune envie réelle de la manger. Je n'avais pas faim, une chose étrange mais ça devenait une habitude maintenant. Je me serais attendu à tout, sauf à voir Jamie prendre ma fourchette, piquer quelques pâtes dans mon plat, avant de me tendre la fourchette fraîchement préparé par ses soins pour que je mange. J'eus un léger sourire en voyant ce qu'elle faisait. C'est gentil Jamie, mais je n'ai pas faim, déclarais-je doucement à son attention. Mange toi et ne t'inquiète pas pour moi. Tout en disant cela, je prenais délicatement la fourchette de sa main pour la reposer dans mon plat, afin qu'elle puisse s'occuper pleinement de son sandwich.


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Jamie Stewart


MessagePosté le: Mer 6 Fév - 19:44 (2013)    Sujet du message: chaque personne qu’on s’autorise à aimer, est quelqu’un qu’on prend le risque de perdre. Répondre en citant

chaque personne qu’on s’autorise à aimer, est quelqu’un qu’on prend le risque de perdre.
    Je ne pensais pas me faire refouler ainsi. En effet, j’étais convaincue que pour le coup, mon essaie allait être une réussite. Cependant, ce n’était pas le cas. Ma petite approche à la façon « maman qui donne à manger à son bébé » n’avait pas porté ses fruits. Bien que son petit sourire m’aurait pu faire penser le contraire, mon fiancé eut une réponse négative. Doucement mais sûrement, il m’ôta la fourchette des mains afin de la remettre dans sa salade. J’aurais pu être vexée, renoncer, ne pas donner suite à cette histoire mais j’étais loin d’être de ce genre là. Non. En réalité, j’étais plutôt butée, de façon à ne jamais laisser tomber avant d’avoir eu ce que je voulais. Sans quitter ses belles prunelles, je posais mon sandwich que je ne tenais plus qu’à une main sur son emballage positionné sur la table. Cela pouvait sûrement paraître agaçant vu de l’extérieur, ça allait même peut être l’être pour lui mais au fond, je souhaitais juste qu’il mange. Je savais pertinemment qu’avec les rebondissements récents, je dirais même depuis notre dispute au gymnase, il ne mangeait plus correctement. Ce n’était pas lui ça, cela ne lui ressemblait pas. Bien sur que je m’inquiétais, je trouvais ça normal au fond, de m’inquiéter.


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Luke Samuel


MessagePosté le: Ven 8 Fév - 14:33 (2013)    Sujet du message: chaque personne qu’on s’autorise à aimer, est quelqu’un qu’on prend le risque de perdre. Répondre en citant

    ◮ chaque personne qu’on s’autorise à aimer, est quelqu’un qu’on prend le risque de perdre.
    ft. jamie and luke
    En voyant que je ne mangeais pas mon plat de pâtes, Jamie avait voulu tenter de me faire manger. Pour cela, elle avait pris ma fourchette dans sa main, me la tendant par la suite. La façon dont elle réagissait montré qu'elle s'inquiétait toujours pour moi, une chose qui me faisait plaisir et que je trouvais totalement adorable aussi. Un léger sourire venait d'ailleurs s'afficher sur mes lèvres, le plus naturellement possible, bien qu'au final, je refusais de prendre la bouchée qu'elle me tendait. Je répondais négativement à ce qu'elle me disait, tout en me contentant de prendre la fourchette et de la re-déposer dans mon plat. Je lui disais ensuite qu'elle, par contre, devait manger et qu'elle n'avait pas besoin de s'inquiéter pour moi. Je ne mangeais peut-être plus autant qu'avant, mais je gardais quand même la forme et c'était ce qui était le plus important en ce moment. La blondinette me regardait toujours dans les yeux, lorsqu'elle se mit à poser son sandwich sur son emballage. Je fronçais alors légèrement les sourcils. Qu'est-ce que tu fais ? La questionnais-je donc, intrigué par ce qu'elle venait de faire.


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Jamie Stewart


MessagePosté le: Sam 9 Fév - 15:34 (2013)    Sujet du message: chaque personne qu’on s’autorise à aimer, est quelqu’un qu’on prend le risque de perdre. Répondre en citant

chaque personne qu’on s’autorise à aimer, est quelqu’un qu’on prend le risque de perdre.
    Rien, répondis-je simplement. J’aurais pensé qu’il aurait compris ; il ne souhaitait pas manger, je n’allais pas manger. C’était une sorte de chantage certes mais sur le coup, en agissant ainsi, j’avais imaginé obtenir un résultat positif or rien de tout ça ne s’était produit. Au contraire, il m’avait questionné sur mon acte. Qu’est-ce que je faisais ? Rien, je laissais mon sandwich prendre l’air. Mine de rien, cette petite chose anodine qui avait le don de m’agacer montrait une nouvelle fois que nous avions de plus en plus de mal à nous comprendre. C’était pourtant simple, je refusais de toucher davantage à mon casse croûte tant qu’il n’aurait pas mangé assez. Une nouvelle fois, je me mis à penser à nous, à notre situation actuelle. Il est clair que cela ne pouvait plus durer ainsi, il fallait faire quelque chose. Rien que le fait qu’il comprenne pas mon geste m’énervait et pourtant, ce n’est pas moi. Je ne suis pas comme ça. Les circonstances me changeaient et j’avais horreur de ça. Donc, au final, je m’énervais pour un rien, et cela m’énervait de m’énerver pour rien ; un cercle sans fin. Bref. Il fallait faire avancer les choses. Depuis notre fameuse discussion/dispute à Noël, j’avais envisagé plusieurs solutions sans réel intérêt. Au final, une seule pouvait paraître utile. C’était de loin la plus dure à prendre. Au début, je m’étais moi-même fait culpabiliser d’y penser. Cependant au fur et à mesure, je comprenais que c’était la meilleure. Nous n’arrivions plus à rien ensemble, il fallait au moins essayer d’améliorer la situation. Alors que j’avais détourné le regard pendant cette réflexion, je finis par le rallier à celui de mon fiancé. Cela rendait la chose encore plus difficile. Je ne savais absolument pas comment m’y mettre. Il y a encore un mois, je ne pensais pas capable le fait que je passe à l’acte. Ce n’était que de la théorie, aujourd’hui alors que la pratique devait être mise en place, je ne savais quoi faire. Je baissais les yeux vers la table, soupirant. J’étais épuisée par tout ça. Je pense qu’on devrait faire une pause. Naturellement, cette phrase avait passé les barrières de mes lèvres. C’était bel et bien ce que je souhaitais faire, mais jamais je n’aurais pensé que cela aurait été dit si instinctivement. Je crois bien que cela m’exprimait mon rat-de-bol. Nous traînions boulet sur boulet depuis de nombreux mois. Nous n’étions plus heureux ensemble, surtout depuis Noël. Nous n’avions même pas été capable de passer ce réveillon ensemble, correctement. Il fallait agir, faire quelque chose. Je ne savais pas si Luke approuverait ma proposition. J’en doutais fortement. Cependant, je réalisais que ce n’était plus une proposition, c’était une décision. J’y avais mûrement réfléchi, longuement aussi et je jugeais que nous avions besoin de prendre du temps chacun de notre côté pour cogiter à tout ça, prendre la meilleure décision pour nous. Clairement, nous nous aimions, c’était un fait. Je ne pouvais cacher que j’étais totalement raide dingue de lui mais nous nous bouffions. Ces derniers temps, nous nous bouffions littéralement, il fallait le dire. Nous tournions en rond. Cela faisait un mois que l’on évitait soigneusement le sujet, et aujourd’hui, je venais de mettre les pieds dans le plat et de quelle manière. Je n’en revenais pas moi-même. J’étais à la fois soulagée mais d’une autre côté, j’étais apeurée. J’avais réellement les jetons, et si nous n’arrivions pas à nous sortir de cette impasse ? Alors que j’attendais une réaction de sa part, une boule se forma dans mon ventre. Mes yeux relevés, j’attendais.


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Luke Samuel


MessagePosté le: Dim 10 Fév - 02:13 (2013)    Sujet du message: chaque personne qu’on s’autorise à aimer, est quelqu’un qu’on prend le risque de perdre. Répondre en citant

    ◮ chaque personne qu’on s’autorise à aimer, est quelqu’un qu’on prend le risque de perdre.
    ft. jamie and luke
    Sa réponse à ma question me laissait plutôt troublé. Elle prétendait qu'il n'y avait rien, pourtant je la connaissais, il y avait toujours une raison quelconque qui lui poussait à faire quelque chose. Je ne comprenais pas son geste, ni encore moins sa réaction. Je l'avouais, j'étais dans le noir total depuis quelque temps, je n'arrivais plus à la comprendre aussi bien qu'avant. Une chose qui, plus le temps avancé, plus me dérangeait. Cependant, je n'étais pas non plus con, je savais réfléchir et à force de réflexion, je finissais par comprendre pourquoi elle avait posé son sandwich. Et la raison ne me plaisait guère. Je lâchais alors un léger soupir, plaçant quelques secondes mon visage au creux de mes mains. Ne fais pas ça Jamie, me contentais-je de déclarer à son attention, avant de relever le regard vers elle. Je n'avais pas besoin de m'exprimer plus sur le sujet, si c'était pour ce que je pensais à l'instant présent, elle comprendrait à quoi je ferais allusion. Mais, j'avais beau ne plus savoir toujours à cent pourcent ce qu'elle faisait par moment, je savais quand même qu'elle ne m'écouterait pas là. Cette fille était bornée, elle ne s'arrêterait pas tant qu'elle n'aurait pas obtenu ce qu'elle souhaite. En d'autres mots, tant que je ne mangerais pas une bouchée de ma salade de pâte, elle ne toucherait plus à son sandwich. Je n'étais pourtant pas décidé à y toucher, bien que j'avais envie qu'elle se nourrisse convenablement. Pour ma part, je pouvais quand même tenir toute la journée sans avoir mangé, je le savais étant donné que je l'avais déjà fait en plusieurs fois depuis quelques mois. D'ailleurs, quand on connaît mon appétit, cela pouvait paraître étonnant aux yeux des autres. Pendant que je pensais, je voyais Jamie détourné le regard, ce que je faisais aussi à mon tour. Je balayais des yeux la cafétéria, les posant parfois sur des bandes de potes et, parfois, sur des couples épanouis, en parfaite harmonie. Ces derniers me faisaient tout particulièrement envie, la relation que nous avions auparavant Jamie et moi me manquait vraiment depuis plusieurs mois. Y penser me faisait encore plus culpabiliser par rapport à ce que j'avais pu lui faire subir, mes cachotteries et tout ce qui s'en suivait. Instinctivement, en pensant à nous, à notre couple, je reposais mes yeux sur la blondinette, la contemplant sans rien dire. Ses yeux se posaient quant à eux une fois de plus dans les miens. Néanmoins, elle baissait les yeux quelques secondes après et, alors que je la regardais toujours, j'entendais ce qu'elle venait de me dire. "Je pense qu'on devrait faire une pause." Ma bouche s’entrouvrait alors, se refermant quelques secondes après. J'étais sous le choc, c'était clairement ça. Tu .. quoi ? la questionnais-je, sans réellement attendre de réponse de sa part. Une pause .. ? continuais-je alors, avalant difficilement ma salive. Rien qu'au son de ce simple mot, je sentais mon coeur se compressait dans ma poitrine. Je m'attendais à tout, sauf à ce qu'elle me dise ça. Je laissais mes yeux se posaient sur la table, complètement abasourdi par ce qu'elle venait de me dire. Je n'aurais jamais pu envisager qu'un jour, on en arriverait là, à ce qu'elle me demande qu'on fasse une pause .. quoi qu'en fait, plus je me repassais sa phrase en boucle dans ma tête, plus je réalisais qu'elle ne me le proposait pas. Que je le veuille ou non, elle la voulait cette pause. Je ne savais pas comment prendre cette nouvelle de sa part, je me sentais totalement impuissant face à tout ce qui se passait. Cette simple phrase m'avait totalement retourné, brisé de l'intérieur. Elle m'énervait aussi, cependant, je n'arriverais pas à laisser sortir cette colère encore une fois. Je me mordillais la lèvre inférieure, serrant doucement le poing sur ma cuisse. Clairement, à ce moment même, j'avais mal, très mal. Sans attendre une minute de plus, je me levais de ma chaise, posant ensuite mon regard sur elle. Elle pouvait à présent apercevoir mon regard vitreux, rempli d'amertume. Je sentais aussi les larmes me montaient aux yeux. Certes, je n'étais pas le genre de personne à m'émouvoir au point d'en avoir les larmes aux yeux, encore moins une personne qui pleurait. Après tout, j'étais un homme, j'avais ma fierté comme tous les autres. Pourtant, j'avais pleuré une fois devant elle lorsque nous étions dans le salon de sa confrérie et je sentais que si je restais ici un peu plus longtemps, ça partirait en live. Si c'est ce que tu veux .., lançais-je alors, évitant à présent soigneusement son regard. Elle voulait réfléchir à tout cela et, bien que j'étais désormais brisé intérieurement, j'acceptais sa décision. Enfin .. je m'y acclimatais plutôt, n'ayant aucun argument pour débattre sur ce sujet. Et ne voulant pas que ça reparte sur une autre dispute non plus. Je prenais ensuite mon sac, puis je quittais la cafétéria, quittant l'université par la même occasion. Je n'avais aucune envie d'aller en cours maintenant, je ne préférais tout simplement pas.


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