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A quoi bon mettre un titre. (Eddie & Gloria.)

 
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Invité
Eddie Park


MessagePosté le: Dim 17 Fév - 00:21 (2013)    Sujet du message: A quoi bon mettre un titre. (Eddie & Gloria.) Répondre en citant

J'ai toujours aimé être en hauteur, avoir une vue panoramique. Toujours. Dans mon enfance déjà, je me tenais en tailleur sur le haut d'une colline, main dans la main avec mon frère, on regardait les voitures passer au loin, les gens petits comme des fourmis. Parfois on s'allongeait dans l'herbe, on regardait les nuages et on rêvait de notre avenir de frères, de nos futures vies de famille, on rêvait même qu'on aurait chacun un fils portant le nom de l'autre et qu'ils seraient aussi proches que nous l'étions. Même en grandissant, on montait sur le toit du collège pour discuter, pour manger dans notre coin, pour lâcher des bombes à eau sur les professeurs. La veille du drame d'ailleurs on était en l'air aussi, bloqués dans la grande roue.  


Tout ça remonte à si loin. Les souvenirs avec lui. J'ai l'impression que des siècles se sont écoulés. Et pourtant tout ce qui a suivi semble encore si proche. Je me souviens de cette fois où je me suis perché sur une falaise, pas celle-ci, une autre, là bas, en Corée. Je me suis penché au bord, regardant en bas, me demandant si ça pourrait m'aider à le retrouver. Après tout dans ma famille nous sommes croyants, et bien que moi-même j'aie un peu perdu la foi après ce qui est arrivé à mon frère, j'ai continué à croire au paradis puisque j'espérais qu'il soit désormais en lieux sûrs. Seulement le paradis je n'y crois plus aujourd'hui. Plus pour moi en tout cas. J'ai fait bien trop de mauvaises choses pour avoir la moindre chance d'obtenir le pardon.  
 

Je suis donc perché au bord de la falaise, les pieds dans le vide, nostalgique. Mon regard perdu au large, toujours cet air dur sur le visage. Fidèle à moi-même, bien qu'une légère petite chose sorte de l'ordinaire : mes doigts s'entortillent dans les brins d'herbe nerveusement, réprimant les idées noires qui me passent par la tête en ce moment même, tandis que mon autre main porte à ma bouche le joint que je me suis roulé quelques instants plus tôt. Se détendre, se laisser aller, ne pas regarder en bas. La fumée envahi mes poumons. Ce foutu poison, bordel moi qui me refusait toute dépendance, j'y suis pourtant bel et bien accroc. Et encore, si ce n'était que ça. Je n'arrive même plus à sentir l'odeur de l'herbe fraîche tant mes narines sont défoncées à la poudre blanche.  
 

Oh, YongNam si tu me voyais, de là où tu es maintenant. Tu m'en voudrais beaucoup, je le sais. Tu ferais tout pour me remettre sur le droit chemin, comme tu l'as toujours fait. T'as vu ce que je suis devenu, sans toi ? A quoi j'en suis réduit ? Je relâche la fumée, qui me revient sur le visage et me pique les yeux. Le soleil se couche, sa lumière orangée se reflétant sur l'eau. Je tire une nouvelle fois sur mon joint, observant le spectacle en solo, comme d'habitude depuis plusieurs années maintenant, sans me douter que quelqu'un arrive derrière moi. Je suis tellement persuadé d'être seul que je m'autorise à laisser perler une toute petite, légère larme au coin de mon oeil droit.  
 


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MessagePosté le: Dim 17 Fév - 00:21 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Invité
Gloria Macy Weenie


MessagePosté le: Dim 17 Fév - 03:01 (2013)    Sujet du message: A quoi bon mettre un titre. (Eddie & Gloria.) Répondre en citant



# Le monde change. La musique change. Les drogues changent. Même les hommes et les femmes changent. Dans 1000 ans, il n’y aura ni mec, ni nana. Que des branleurs.#



- Je sais pas vraiment quel heure il pouvait être, et en même temps, j'en avais rien a foutre. C'était pas comme ci le temps avait un jour compté pour moi. Non, je mentais, j'avais compter chaque instant de ma vie une fois qu'on m'avait arraché a ses bras, a ses souvenirs, a cet amplitude qu'il pouvait avoir de moi. Sa faisait longtemps, peut être bien 5 ans, si ce n'est plus. 5 ans, 47 jours et un nombre incalculable d'heures... J'étais pas si conne quand je le voulais, où plutôt quand je me laissais penser. Mais j'aimais pas ça, j'aimais pas ça parce que penser rappelait obligatoirement les souvenirs, et les souvenirs dont on se souvenaient n'était jamais les plus heureux.

Sa faisait quoi, presque une demi heure que je ne m'étais rien injecté, en même temps je voulais être capable de me rendre en ce lieu que j'affectionnais tant. Perchée.. c'était le mot. Y'avais pas coin plus haut en ville et la vue qui s'offrait en ces abysses ne me donnait jusqu'alors qu'une envie, celle de m'y jeter. Mais c'était pas quelque chose que je ferais, lâche ? Peut être, ou peut être était ce parce qu'un infime espoir m'habitait encore. Enfin, tout ça c'était trop compliquée.

Mes yeux d'un bleu des plus transparents étaient en leurs centre tant recouvert de leur pupilles qu'il était difficile de se dire que je parvenais encore a voir quelque chose. C'était mon credo, boire, fumer, boire , fumer, manger et recommencer. Dormir aussi, de temps a autre, mais finalement, n'était ce pas du pareil au même que de passer sa vie dans un monde complètement décalé. Les règles, les intolérances, les "choses a faire" , les tenues a avoir, tout me passait au dessus, je ne vivais que pour moi même, et je ne me détruisais que pour ça. J'avais plus rien a perdre, plus rien a ressentir, alors autant me laisser claquer dans la plus confortable des positions.

J'avais craqué en montant la bordure de cette falaise, je m'étais arrêter, m'asseyant au sol me foutant totalement d’abîmer ce qui me servait de fringue, mes cuisses venaient heurtés la terre et sa poussière, soulevant un nuage qui ne faisait que me rendre la vue difficile alors que mes jambes frêles et tatoué par endroit se balançait dans le vide. Mes doigts, bien trop expert n'avait pas mis longtemps a me faire rouler ce joint de beuh que j'affectionnais tant en pareil lieu. Laissant ma langue venir fixer la collerette de la feuille je glissais le cul de mon joint entre mes lèvres rouges, et l'allumait, tirant une profonde et longue latte. La fumée venait alors recouvrir au plus profond mes poumons déjà noirci et je finissais ensuite par recracher celle ci après l'avoir garder en bouche pour m'en offrir toute les saveurs.

L’exaltation, c'était juste parfait. Manquait plus qu'un petit rail et là je pourrais de nouveau planer. Je me relevais, non sans mal, mais me relevais tout de même. J'avais a l'esprit de passer ma nuit la haut. A près tout, d'ici on avait une vue imprenable sur la ville, mais aussi sur le ciel. C'était quelque chose qui me fascinait, je trouvais ça d'une beauté a couper le souffle, et c'était d'ailleurs dans une toux légère après avoir avalé la fumée de travers que j'arrivais en haut du sommet. A cette heure ci, le soleil se couchait et bientôt les étoiles seraient visible, si j'étais encore apte a les voir d'ici là.

Je plissais les yeux, y'avais quelqu'un, alors que mes pas mal assuré s'avançaient petit a petit je constatais avec agacement que quelqu'un se trouvait déjà là. Restait à définir si c'était l'un de ses branleurs pas foutu de rester en place ou si c'était quelqu'un que je connaissais. J'avais fini par arriver juste a coté de lui, et je me posais dans un mouvement lourd et lent, joignant en tailleur mes deux jambes sous mon corps. Je tournais la tête, les yeux rougis, les pupilles dilatées vers lui. Ouais, il me disait quelque chose, je devais l'avoir déjà vu. Restait a définir où.

Ma langue bien pendu faisait le reste, portant mon joint a mes lèvres après l'avoir tourné entre mes doigts et rallumé du bout de mon feu, je prenais la parole, comme s'il avait été logique que je m'imisce dans ses pensées. Sa l'aurait peut être dérangé, mais si c'était le cas, il avait qu'a le dire, j'me foutais bien de faire mauvaise impression, toute façon l'avis des autres ne comptait pas-


- Si t'veux sauter, attends que j'sois repartie t'sera mignon.


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Invité
Eddie Park


MessagePosté le: Dim 17 Fév - 04:22 (2013)    Sujet du message: A quoi bon mettre un titre. (Eddie & Gloria.) Répondre en citant

Mon regard flotte sur la surface de l'eau, comme mon esprit flotte dans tous ces foutus souvenirs. J'ai l'impression de m'y noyer à chaque fois qu'ils me reviennent en tête. La petite larme au coin de mon oeil fini par tracer sa route le long de ma joue, venant mourir sur ma cuisse, laissant une toute petite tâche humide sur mon jean. C'est la première depuis que je suis arrivé dans ce pays. Jusque là j'ai su contenir toute trace de faiblesse, voulant devenir quelqu'un de fort, ne plus me laisser aller à chialer comme un môme comme je le faisais là bas, quand j'étais faible et lâche. Le problème c'est que cette part de moi n'est pas encore tout à fait morte. Le deuil n'est toujours pas fait. Et je ne pourrais jamais l'achever de toute manière, puisqu'à chaque fois que je vois mon reflet, j'ai l'impression de le voir lui. S'il était encore en vie aujourd'hui, il serait sûrement assis à côté de moi, me ressemblant trait pour trait. En moins défoncé, certes. Soufflant à nouveau un nuage de fumée, je remarque une présence près de moi, mais n'y fais pas attention, pensant que c'est une hallucination due à la drogue et à mes pensées qui convergent toutes vers YongNam. Ce n'est que lorsque j'entends une voix, si proche et pourtant si lointaine, que je redescends sur terre. Sans tourner la tête vers la personne qui m'a tirée de mes pensées, je dévie quand même la trajectoire de mon regard pour regarder la jeune femme du coin de l'oeil. Je l'ai déjà vue. Quelque part. Peut-être croisée, par endroits. Après tout, Los Angeles a beau être grand, on y croise souvent les mêmes personnes, comme partout.

- J'ai passé ce stade. Depuis longtemps.

Je ramène mon joint à mes lèvres épaisses, m'affligeant une nouvelle bouffée de fumée. Passé ce stade... Je n'en suis moi-même pas tout à fait certain. Ces six années n'ont pas suffit à me faire passer l'envie de m'en aller pour de bon. Le manque de mon jumeau, la culpabilité, la solitude, la douleur. Et plus encore. Je n'arriverais même pas à mettre un nom sur chaque émotion qui me torture depuis ce jour. Aucun psy n'a réussi à m'aider. Aucun expert, aucun prêtre, aucun voyant, personne. Mais sauter n'est pas vraiment la façon dont je m'y prendrais si je voulais vraiment baisser les bras. Je préfère encore mourir en essayant d'assouvir ma vengeance, quitte à mourir lentement et douloureusement. Un flingue, cinq balles. Une pour chacun d'entre eux, et une pour moi. Voilà comment je veux finir. La conscience tranquille, leur sang sur les mains, mon frère vengé.

Il faut que j'arrête d'y penser. Même si c'est impossible, il faut au moins que j'essaie, que je me concentre sur autre chose. C'est bon lorsque je suis seul, pas lorsque je me retrouve à côté de quelqu'un que je connais à peine assez pour me rappeler l'avoir vue quelque part. Ne pas montrer mes faiblesses, c'est ma règle d'or. Tirant une nouvelle fois sur mon joint, je tourne légèrement la tête vers elle. Cette fille me dit vraiment quelque chose. J'ai dû la voir plusieurs fois, elle m'est plutôt familière.


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Invité
Gloria Macy Weenie


MessagePosté le: Dim 17 Fév - 15:44 (2013)    Sujet du message: A quoi bon mettre un titre. (Eddie & Gloria.) Répondre en citant

#Je n’ai pas besoin de me donner bonne conscience, j’en ai pas.#






- Je laissais mon regard se perdre devant moi, pourquoi je continuerais de le fixer, fallait vraiment que je me souvienne d'ou je le connaissais, difficile de me souvenir de quoi que se soit dans mon état, mais je n'aimais pas ne pas me rappeler. C'était a la fois frustrant et délectable. Tout dépendait de ce que je voulais oublier et pour le coup son identité n'en faisait pas partie. De nouveau je portais mon joint a mes lèvres, fermant presque les yeux devant la qualité du produit, j'avais pour habitude de restreindre la dose de clope, rendant mon joint presque pur de beuh, plus vite je planais, mieux je me sentais.

L.A. Cette foutu ville n'en valais pas la peine, je la détestais presque autant que mon paternel qui m'y avait amené. Pourtant je n'avais pas pris les mesures de quitter les lieux quand a mes 18 ans je m'étais tiré de chez moi. Mais pourquoi aurais je quitter la ville ? De toute façon plus personne ne m'attendait ailleurs. Au bout de 5 ans, les gens avaient rapidement tendance a disparaître et a oublier. Avec la distance tout était possible, tout et rien a fois. Même si cette fois, c'est moi qui avait disparu.

Mes yeux se posaient sur le joint qu'il portait a ses lèvres, lui aussi dégageais une odeur plaisante, fascinante, envoûtante. J'en venais a me demander si c'était le coin des gens comme moi ici. Un peu comme le squat de New York ou je passais tout mon temps, ou je séchais mes cours et ou je vivais amplement mon bonheur de gamine foutu. Ce bonheur qui n'est qu’éphémère, ce bonheur qui remplit toute les veines, les faisant crépiter d'exaltation. Mieux que la drogue, mais plus difficile a trouver.

Je secouais légèrement la tête, fallait vraiment que je cesse de penser a tout ça, sa ne me réussissais pas, et c'était pas le moment de défaillir dans toute mes conneries. J’écrasais le cul de mon joint contre la terre poussiéreuse et tournais de nouveau ma tête vers le mec qui me tenait compagnie dans mon silence.

Flash.

Sa y est, je savais ou je l'avais vu, et pour une fois c'était pas au boulot, ce mec, il vivait près de chez moi. Ouais, c'était ça, sa devait être un voisin ou une connerie du genre, mais il passait souvent la porte en sens inverse quand moi j'allais bosser. Je l'observais un peu plus maintenant que de toute façon je ne voyais plus grand chose. Ses traits fins, ses yeux, son nez, sa bouche sa coupe de cheveux, ouais j'avais plus de doute, c'était bien lui. Mes grands yeux bleus se plissait légèrement alors que je partais dans un léger rire. Rire de soulagement de pouvoir encore gérer un peu ma penser, rire de défoulement en clair. .-

- T'habiterais pas au 4eme dans l'immeuble en pleine rue d'San Fernando toi ?

- Peut être que je me trompais, mais en même temps je commençais a en être sur, et c'était rare que je me trompe. Vraiment très rare, même complètement camé, le cerveau a l'envers, le coeur pulsant dans un rythme cardiaque endormi, j'aimais pas me tromper, j'étais prétentieuse, mais là pour le coup, j'avais pas de doute.-


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Invité
Eddie Park


MessagePosté le: Lun 18 Fév - 02:14 (2013)    Sujet du message: A quoi bon mettre un titre. (Eddie & Gloria.) Répondre en citant

J'ai l'impression d'être à côté de mon double avec une paire de seins et des yeux bleus. C'est assez amusant, en fait. C'est la première fois que quelqu'un s'amène ici pendant que je suis là, et c'est quelqu'un comme moi qui s'y colle. A moins qu'en fait, c'est tout simplement parce qu'il n'y a que les gens comme moi, justement, qui s'aventurent ici. Après tout c'est calme, peu fréquenter, et dangereux. Un endroit parfait, en d'autres termes.

Elle se met à rire. Pourquoi est-ce qu'elle se met à rire ? Un instant je pense que mon esprit rendu confus par la drogue me fait halluciner. Après tout vu les proportions que je mets dans mes joints il y a de quoi perdre un peu la boule, même si ça me fait quand même moins d'effet que la poudre blanche. Au moins ça je peux en avoir en abondance et fumer ça tranquille sans trop risquer d'ennuis. Je ne prête pas trop attention à ce rire, préférant laisser glisser mon regard à l'horizon.

Ce n'est que lorsqu'elle mentionne mon lieu de résidence que je daigne tourner pleinement le regard vers elle, les sourcils levés. En la voyant ainsi de face je la reconnais enfin. Mais bien sûr. Une voisine, quelque chose comme ça, oui je me souviens l'avoir vue régulièrement dans le quartier et même quelques fois dans la cage d'escalier. Il faudrait que je prête un peu plus d'attention à mon environnement tout de même. Parce que là, j'ai fait fort. Un visage comme ça ne s'oublie pas, d'autant plus lorsqu'on le croise presque tous les jours. J'ai un léger rictus qui apparaît au coin des lèvres, content d'avoir enfin pu mettre une identité sur son visage.

- En effet. On est voisins non ? J'me disais bien que j't'avais déjà vue quelque part.

Mon joint étant fini, je l'écrase sur le sol à côté de moi, crachant mon dernier nuage de fumée en direction du large. Une fois de plus le vent me le renvoie en pleine poire et je toussote légèrement, les yeux plus rougis encore qu'ils ne l'étaient déjà.


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Invité
Gloria Macy Weenie


MessagePosté le: Lun 18 Fév - 21:28 (2013)    Sujet du message: A quoi bon mettre un titre. (Eddie & Gloria.) Répondre en citant





- je laissais mes sourcils se hausser alors qu'il venait de valider le fond de ma pensée. En même temps je ne me trompais jamais, et si c'était le cas, je faisais comme si je ne voyais pas de quoi il s'agissait. J'avais juste la profonde horreur de me tromper et plus encore celle de le reconnaître. Je laissais mes yeux se joindre aux siens avec le plus grand calme, toute façon défoncée comme j'étais ce n'était pas bien difficile de rester calme alors que je ne voyais tousser cette idolâtrie fumée qui lui revenait en pleine poire.-

-J'savais bien que j'mettais pas tromper.


- Un léger rictus venait relevé le coin de mes lèvres d'un rouge sang alors que je laissais mes jambes pendre dans le vide avec ce désir de les allégés au maximum. Je reposais alors mon regard sur l'horizon, observant les quelques habitations multiples et variés qui ornaient cette ville que je détestais tant. Décidément, L.A, ne m'avait et ne m'aura jamais vraiment réussi. Je haïssais chaque personne qui semblait heureuse ? Pourquoi ? Parce que dans le fond je l'étais pas comme je le voulais, j'aurais pu l'être si seulement on m'avait pas amené ici, ou je serais peut être claquée, mais au moins j'aurais claquée avec le sourire. Je divaguais déjà quand je reprenais la parole dans un bruissement presque rauque.-

- T'es a L.A d'puis longtemps ?


- Ma question était aussi conne que personnel, mais c'était a lui de voir si il voulait y répondre ou non. En faite, j'aimais pas rester en compagnie de quelqu'un dans un silence profond, a condition que je ne sois pas sous une quelconque substance plus forte que l'était la beuh. Lorsque j'étais cooké j'étais dans un premier temps hyperactive puis je m'écroulais de plaisir, Heroïné, c'était la meme chose, l'exta me faisait déjà plus grand chose et la beuh me gardait calme. Et fallait que je le sois en permanence dans cette ville a la con. Sinon je pétais une durite et tentais de tuer tout le monde, sa aurait pu être marrant, sérieusement sa aurait pu être drôle de tenter un homicide sur genre, la population entière, mais j'avais surement pas l'envie de faire cet effort, quoi que sa aurait bien rendu service a tout le monde. Dans le fond je devais être justicière. Ouais, c'était ça. J'explosais littéralement de rire dans ma tête sous le débit de connerie que je pouvais penser. Mais putain, qu'est ce que je me sentais bien avec les grammes que j'avais pris un peu plus tôt

Je récupérais déjà une autre clope pour la porter a mes lèvres, histoire de faire un semblant de pause entre deux joints, et de ne pas penser a ce petit sachet de plaisir qui se terrait dans mon soutien gorge. Une poudre d'une blancheur etonnante, fine, compacte, parfaite, rien que d'y penser j'avais déjà l'envie de la sentir en moi..-


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:54 (2016)    Sujet du message: A quoi bon mettre un titre. (Eddie & Gloria.)

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